Daniel Jacomet naît à Paris en 1894. Fils d’un ouvrier manutentionnaire et d’une concierge, il entre à l’âge de 14 ans comme apprenti chez André Marty, imprimeur et éditeur, ami d’artistes reconnus  comme TOULOUSE LAUTREC.

André Marty

André Marty

 

André Marty constate rapidement les dispositions artistiques de son apprenti. Il l’envoie à Florence copier des fresques de Fra Angelico qui serviront à l’édition par la suite d’un magnifique album.

 

 

 

Daniel-JACOMET à 17 ans

Daniel-JACOMET à 17 ans

Mobilisé en 1914, Daniel est envoyé dans les Dardanelles où il passera la guerre à la tête d’une pièce d’artillerie. Démobilisé en 1918, il reprend sa place chez André Marty qui en fera son successeur à sa mort. En 1921, il épouse la fille d’un papetier de Voiron, Emile LAFUMA. De cette union naîtront 4 enfants, André, Geneviéve, Pierre et Marie-Jeanne.

Daniel Jacomet met alors au point la technique qui fera le renom de son entreprise, le “Procédé Daniel Jacomet”. Ce procédé qui allie deux techniques: la Phototypie et le Coloris au pochoir, permet une reproduction d’une fidélité sans égale de l’oeuvre d’un peintre.

Cela va lui permettre de travailler alors avec les plus grands peintres de son époque: Picasso, Braque, Chagall, Rouault, Dufy, Miro etc…

Pendant la guerre de 39-45, il décentralise son imprimerie à Grenoble en zone libre et continue son activité pendant toute l’occupation. Durant cette période, il commence la formation de ses fils André et Pierre.

Pierre et André JACOMET de gauche à droite au fond de l’atelier de coloris au pochoir

A la libération, l’entreprise revient à Paris et poursuit sa collaboration avec les grands artistes de cette époque. Parallèlement, il crée les Editions Artistiques et Documentaires dont la gestion est confiée à sa fille Marie-Jeanne.

Daniel JACOMET et sa fille Marie-Jeanne

Daniel JACOMET et sa fille Marie-Jeanne

Au milieu des années 60, sa santé se dégradant, il confie la direction à ses deux fils, André et Pierre. Il décède à Paris en 1966.

André et Pierre continueront l’oeuvre de leur père jusqu’au milieu des années 80 où le flambeau sera repris par son petit-fils Bruno.

Bruno JACOMET

Bruno JACOMET